Aller au contenu

Médiumnité et perceptions

Les quatre « clairs », les supports employés, et ce qui distingue un médium d'un voyant.

5 articles dans cette rubrique

Médiumnité et perceptions
Photo : Vincent van der Vinne, Public domain

Le mot « médium » est plus récent qu'on ne le croit. Il prend son sens actuel au milieu du XIXe siècle, avec le spiritisme : les sœurs Fox aux États-Unis en 1848, puis Allan Kardec en France à partir de 1857. Avant cela, il désignait simplement un intermédiaire, au sens le plus général. Cette date compte, parce qu'elle situe la pratique dans une histoire précise plutôt que dans une tradition immémoriale.

Médium, voyant, cartomancien

Trois mots, trois pratiques, et un usage courant qui les confond. Le cartomancien lit un support codifié — tarot, oracle, jeu de trente-deux cartes — et interprète des figures dont les significations se transmettent. Le voyant dit percevoir des images ou des scènes sans passer par un support. Le médium se présente comme un intermédiaire : avec des défunts dans le spiritisme classique, avec des guides ou des entités dans les courants plus récents. Beaucoup de praticiens cumulent les trois, et les annonces mélangent volontiers les termes : la seule façon de savoir est de demander avant de réserver.

Les quatre « clairs »

Le vocabulaire des perceptions distingue des canaux. La clairvoyance désigne des images. La clairaudience, des sons ou des voix. La clairsentience, des sensations physiques ou des émotions attribuées à autrui. La claircognition, une certitude qui arrive sans raisonnement. Ce découpage vient des milieux spiritualistes anglo-saxons de la fin du XIXe siècle et s'est diffusé en français au XXe ; il n'a rien d'ancien, mais il structure aujourd'hui presque tous les discours sur le sujet.

Les supports

Le pendule répond par oui ou non selon un code établi avant la séance, et sert aussi à la radiesthésie — la recherche d'objets ou de personnes, souvent sur une carte. La boule de cristal relève de la catoptromancie, la divination par les surfaces réfléchissantes, dont l'eau et le miroir noir font partie. La chiromancie lit les lignes de la main. L'écriture automatique consiste à écrire sans contrôle conscient, procédé que les surréalistes ont repris dans un tout autre but. Chaque support a son vocabulaire propre, et les mélanger produit des phrases qui sonnent juste sans rien dire.

Une séance, et le cadre

Elle commence presque toujours par un prénom et une date de naissance, dure vingt à quarante-cinq minutes, et se règle 60 à 150 € en cabinet ou 2 à 4 € la minute par téléphone. En droit français, c'est une prestation de service : tarifs affichés avant l'achat, rétractation sous quatorze jours pour une séance vendue à distance et non encore rendue, et aucun diagnostic ni promesse de guérison. Une somme réclamée en cours de séance pour « lever un sort » relève de l'abus de faiblesse, que le code pénal sanctionne.

Où continuer

Les dates et les positions se lisent dans l'astrologie et le thème natal. Les demandes qui portent sur une relation relèvent des flammes jumelles et liens d'âme. Le magnétisme et les soins sont traités dans énergies et équilibre, et ce que certaines consultations font à une personne déjà fragilisée dans emprise et relation à soi.

Tous les articles sur la médiumnité et les perceptions

La médiumnité, questions de départ

Quelle différence entre un médium et un voyant ?

Le voyant dit percevoir des images ou des scènes, sans support et sans tiers. Le médium se présente comme un intermédiaire : il transmet ce qu'il attribue à des défunts, dans le spiritisme classique, ou à des guides dans les courants récents. Beaucoup de praticiens exercent les deux, et les annonces emploient souvent les deux mots pour la même personne — demander avant de réserver est le seul moyen de savoir.

Que signifient clairvoyance, clairaudience, clairsentience ?

Ce sont les canaux de perception tels que les nomment les courants médiumniques : des images pour la clairvoyance, des sons ou des voix pour la clairaudience, des sensations physiques ou des émotions attribuées à autrui pour la clairsentience. On y ajoute souvent la claircognition, une certitude qui arrive sans raisonnement. Ce vocabulaire vient des milieux spiritualistes anglo-saxons de la fin du XIXe siècle.

Faut-il donner son nom et sa date de naissance ?

La plupart des praticiens les demandent, parce que leurs méthodes s'appuient dessus : un thème natal en a besoin, un chemin de vie aussi. En revanche, une consultation n'a jamais besoin d'une pièce d'identité, d'un RIB, d'un numéro de sécurité sociale ou d'un code reçu par SMS. Ces demandes-là ne relèvent pas de la pratique.