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L’aura : les descriptions, et ce que montre la photographie Kirlian

Énergies et équilibre
Photo : Liesl Marelli, Public domain

L’aura est, dans ces courants, un champ décrit autour du corps, parfois coloré, souvent découpé en couches. C’est une notion qui accompagne presque toujours celle de chakra, et qui vient de la même source.

D’où viennent les descriptions

De la théosophie, au tournant du XXe siècle. Charles Leadbeater et Annie Besant publient en 1901 Thought-Forms, qui propose des planches colorées associant des états intérieurs à des formes et des teintes ; Leadbeater y revient ensuite dans plusieurs ouvrages. C’est de là que viennent le découpage en couches — physique, émotionnelle, mentale, spirituelle, selon les auteurs — et le code de couleurs qui circule aujourd’hui. Les traditions plus anciennes connaissent des notions voisines, comme le nimbe des représentations religieuses, mais pas ce système-là.

Ce que fait la photographie Kirlian

Le procédé est mis au point dans les années 1930-1940 par Semion Kirlian en Union soviétique. On place un objet sur une plaque photographique au contact d’une électrode, puis on applique une tension élevée à haute fréquence. Le résultat est une couronne lumineuse sur le pourtour de l’objet.

Ce qui est enregistré est une décharge électrique dans l’air ionisé, à la surface de l’objet. Et c’est le point décisif : le procédé produit la même couronne autour d’une pièce de monnaie, d’une clé ou d’une feuille morte. L’intensité et la forme varient selon l’humidité, la pression de contact, la tension appliquée et l’état de la surface — c’est d’ailleurs l’humidité de la peau qui explique les variations observées d’une prise à l’autre sur une même main.

Ce que cela n’enlève pas

Que le procédé photographie une décharge électrique ne dit rien de l’expérience que décrivent les praticiens. Beaucoup rapportent percevoir quelque chose autour des gens, et c’est une description honnête d’un ressenti. Le problème n’est pas cette description : c’est l’usage d’une image pour la prouver. Un praticien qui présente un cliché Kirlian comme une photographie de l’aura affirme quelque chose que l’appareil ne fait pas, et un praticien qui dit « je décris ce que je perçois » ne prétend rien de tel.

Les appareils de « lecture d’aura »

On en trouve en salon et en boutique. Ils mesurent en général des paramètres cutanés — conductance, température, parfois pouls — et traduisent ces valeurs en couleurs selon une table propre à l’appareil. La couleur produite dépend donc du logiciel du fabricant, et deux appareils différents ne donnent pas le même résultat sur la même personne. C’est vérifiable sur place en demandant deux lectures successives.

Pour le vocabulaire général, voir rééquilibrer son énergie et énergies et équilibre ; pour les séances, reiki et magnétisme.

Les questions qui reviennent

La photographie Kirlian montre-t-elle l'aura ?

Elle enregistre une décharge électrique dans l'air ionisé à la surface d'un objet placé dans un champ à haute tension. Le procédé produit la même couronne lumineuse autour d'une pièce de monnaie, d'une clé ou d'une feuille morte, et le résultat varie avec l'humidité, la pression de contact et la tension appliquée.

D'où viennent les couches et les couleurs de l'aura ?

Des écrits théosophiques du début du XXe siècle, en particulier de Thought-Forms d'Annie Besant et Charles Leadbeater, publié en 1901, qui associe des états intérieurs à des formes et des teintes. Le découpage en couches physique, émotionnelle, mentale et spirituelle vient de cette filiation.

Que mesurent les appareils de lecture d'aura ?

En général des paramètres cutanés — conductance, température, parfois pouls — que le logiciel traduit en couleurs selon une table propre au fabricant. Deux appareils différents ne donnent donc pas le même résultat sur la même personne, ce qui se vérifie sur place en demandant deux lectures successives.

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