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Le pendule et la radiesthésie : comment la pratique est décrite

Médiumnité et perceptions
Photo : Vincent van der Vinne, Public domain

Le pendule est l’un des supports les plus répandus, et l’un des plus simples : un poids suspendu à un fil ou à une chaînette, tenu immobile au-dessus d’une main, d’un objet ou d’une carte. Tout le reste tient dans la convention établie avant de commencer.

Le code

Avant toute question, le praticien fixe ce que chaque mouvement signifie : rotation horaire pour oui, antihoraire pour non, oscillation d’avant en arrière pour « sans réponse », par exemple. Ce code est propre à chacun et se vérifie en début de séance par des questions dont la réponse est connue. C’est le point le plus important de la pratique, et celui que les présentations rapides escamotent : sans code établi à l’avance, un mouvement ne veut rien dire, et on lit après coup ce qu’on souhaitait lire.

La recherche sur carte

La radiesthésie désigne l’usage du pendule ou des baguettes pour chercher quelque chose : de l’eau, un objet, une personne. Le mot est forgé en 1930 par l’abbé Alexis Bouly, à partir du latin radius et du grec aisthesis, la sensation — il est donc récent, même si la recherche d’eau à la baguette est attestée bien avant. La recherche à distance se fait sur une carte quadrillée, en balayant les zones une à une.

Le pendule de radiesthésie et le pendule divinatoire

Deux usages que le vocabulaire sépare mal. Le premier cherche une chose située quelque part — une fuite, une source, un objet perdu. Le second pose des questions sur une situation, et rejoint alors les pratiques décrites dans médium, voyant, cartomancien. Les instruments sont les mêmes, les questions ne le sont pas.

L’effet idéomoteur

Le mécanisme musculaire qui fait bouger le pendule est documenté depuis longtemps. En 1852, le physiologiste William Benjamin Carpenter décrit sous le nom d’effet idéomoteur des mouvements involontaires, imperceptibles pour celui qui les produit, suffisants pour entretenir une oscillation. C’est le même mécanisme qui est invoqué à propos de l’écriture automatique et du plateau de Ouija. Les praticiens ne le contestent généralement pas : beaucoup l’intègrent même à leur description, en disant que la main traduit ce que la perception capte. Savoir qu’il existe ne tranche donc pas la question, mais évite de croire que le pendule bouge seul.

Ce qui relève du cadre, pas de la pratique

Un pendule ne diagnostique rien. L’usage qui consiste à tester des aliments, des compléments ou un traitement sort du cadre : aucun praticien ne peut poser un diagnostic ni conseiller d’interrompre un traitement, et le faire relève de l’exercice illégal de la médecine. Les tarifs et le déroulement d’une séance sont les mêmes que pour les autres supports : voir comment se passe une consultation, et énergies et équilibre pour les pratiques auxquelles le pendule est souvent associé.

Les questions qui reviennent

Comment établit-on un code avec un pendule ?

En fixant, avant toute question, ce que chaque mouvement signifie : par exemple rotation horaire pour oui, antihoraire pour non, oscillation d'avant en arrière pour l'absence de réponse. Le code se vérifie ensuite par des questions dont la réponse est connue. Sans code établi à l'avance, un mouvement ne veut rien dire et s'interprète après coup.

D'où vient le mot radiesthésie ?

Il est forgé en 1930 par l'abbé Alexis Bouly, à partir du latin radius et du grec aisthesis, la sensation. Le mot est donc récent, même si la recherche d'eau à la baguette est attestée bien avant. Il désigne l'usage du pendule ou des baguettes pour chercher quelque chose : de l'eau, un objet, une personne.

Le pendule bouge-t-il tout seul ?

Non : il est mis en mouvement par de très légères contractions musculaires de la main qui le tient. Ce phénomène porte un nom, l'effet idéomoteur, décrit en 1852 par le physiologiste William Benjamin Carpenter, et il est imperceptible pour celui qui le produit. Beaucoup de praticiens l'intègrent à leur propre description de la pratique.

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